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Statut éditorial : En attente de relecture

Sécurité des applications LLM : prompt injection et exfiltration

Comprendre les attaques par instructions directes ou indirectes et construire des contrôles hors du modèle pour protéger données et outils.

Classification du contenu

Types

  • Sécurité IA
Niveau
Avancé
Publié le
24 août 2026
Dernière relecture
Relecture en attente
Prochaine vérification
24 octobre 2026

Pourquoi ce sujet est important

Une prompt injection survient lorsqu’un contenu amène le modèle à suivre des instructions contraires au but de l’application. Elle peut venir de l’utilisateur ou d’un document, email ou page récupéré. Aucun prompt système ne constitue à lui seul une barrière de sécurité.

Distinguer injection directe et indirecte

L’injection directe est saisie par l’utilisateur. L’indirecte est cachée dans une source que l’application fournit au modèle. Un RAG, un navigateur ou un agent de messagerie traite donc des contenus potentiellement hostiles, même si l’utilisateur est légitime.

Séparer données et instructions

Délimitez clairement les contenus externes et indiquez qu’ils ne sont pas des instructions. Cette mesure aide, mais ne garantit pas la sécurité. Les décisions sensibles doivent être contrôlées par du code et des politiques indépendantes du modèle.

Appliquer le moindre privilège

Donnez seulement les outils nécessaires à la tâche. Séparez lecture et écriture, limitez domaines, destinataires, chemins et volumes. L’outil applique identité, autorisation et validation des arguments. Le modèle ne reçoit jamais un secret qu’il n’a pas besoin d’utiliser.

Protéger contre l’exfiltration

Minimisez le contexte et isolez les données par tenant. Empêchez les outils réseau d’envoyer arbitrairement du contenu. Filtrez les destinations autorisées, détectez les volumes anormaux et exigez confirmation avant une communication externe. Les logs doivent aussi être protégés.

Valider les actions

Affichez récapitulatif, destinataire et effet avant email, publication, paiement ou suppression. Rendez les opérations idempotentes et bornées. Une sortie du modèle est une proposition non fiable jusqu’à sa validation déterministe.

Traiter les documents comme non fiables

Analysez provenance, type et contenu lors de l’ingestion. Ne laissez pas un document modifier la politique ou activer un outil. Pour les pages web, séparez navigation, extraction et décision. Conservez citations pour permettre la revue.

Tester en continu

Créez un corpus d’attaques : fausses instructions, encodage, contenu multilingue, demande de secret, outil détourné et injection dans une source. Mesurez si une donnée est exposée ou une action déclenchée. Rejouez après chaque changement de modèle ou prompt.

Exemple concret

Un agent lit des CV reçus par email. Un PDF contient une instruction demandant d’envoyer les autres candidatures à une URL. Le modèle peut voir le texte, mais ne possède aucun outil réseau générique. L’outil email limite les destinataires et toute communication externe exige validation.

Les erreurs fréquentes

Checklist

FAQ

Peut-on éliminer toute prompt injection ?

Pas uniquement par prompting. Réduisez l’impact avec architecture, permissions et validations.

Le RAG est-il vulnérable ?

Oui, car les documents récupérés peuvent contenir des instructions malveillantes.

Un classifieur suffit-il ?

Non. Les détecteurs aident mais peuvent être contournés ; les contrôles d’autorisation restent essentiels.

Que faire si le modèle doit envoyer un email ?

Limitez destinataires et contenu, affichez un aperçu et exigez une confirmation selon le risque.

Sources utilisées